Acinetobacter baumannii
──────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────
top
Il s'agit d'un germe de maladie opportuniste chez l'Homme, particulièrement chez les personnes immuno-déprimées et que l'on trouve aussi comme agent d' infections nosocomiales, sa transmission est souvent manuportéecite-ref-www-invs-sante-fr-1-0[1]. Il a aussi été isolé du sol et de l'eau dans l'environnementcite-ref-j-yeom-2-0[2].
Contents
• Notes
──────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────
Pouvoir pathogène
La bactérie n’est pas toujours responsable d’infections et peut simplement être présente sur la peau ou les muqueuses des patients. Chez les patients fragilisés, elle est à l’origine d’infections variées parfois sévères (infections pulmonaires, infections de plaies ou de brûlures...). La létalité des infections nosocomiales à Acinetobacter baumannii varie entre 17 et 46 % pour les bactériémies et peut atteindre 70 % pour les pneumopathiescite-ref-www-invs-sante-fr-1-1[1]. En France en 2001, Acinetobacter baumannii représentait 1,2 % des micro-organismes isolés d’infections nosocomialescite-ref-3[3]. En service de réanimation, on l’isolait dans 5 % des infections pulmonairescite-ref-www-invs-sante-fr-1-2[1].
Une souche d’Acinetobacter baumannii responsable d'une épidémie de 12 patients a été identifiée pour la première fois à l'hôpital de Valenciennes en 2003cite-ref-poirel-4-0[4].
Antibiorésistance
La bactérie a acquis des caractéristiques de résistance aux antibiotiques originales qui la rendent préoccupante mais qui facilitent son identification. Elle produit une enzyme bêta-lactamase à spectre élargi (BLSE) de type VEB-1cite-ref-5[Note 1] qui la rend résistante à presque tous les antibiotiques de la famille des bêta-lactamines. La souche reste seulement sensible à deux antibiotiques : la colistine et l’imipénème, même si on note, principalement dans les services de réanimation, l'émergence de souches d'ABRI (« Acinetobacter baumanii résistant à l'imipénème »).
Par la suite, 6 souches multi-résistantes d’Acinetobacter baumannii New Delhi métallo-bêta-lactamase (NDM-1) positives (possédant le gène bla NDM-1cite-ref-6[5]) originaires d'Afrique du Nord émergent en mai 2013 en Francecite-ref-bonnin-7-0[6]. Les auteurs concluent : « L'identification de plusieurs isolats d'A. baumannii qui possèdent le gène bla NDM-1 originaires d'Afrique du nord, sans lien évident avec le sous-continent indien, suggère fortement que le clone A. baumannii NDM-1 producteur est probablement répandu en Afrique du Nord et qu'il pourrait jouer un rôle de réservoir pour NDM-1. »
Notes et références
Notes
Références
cite-note-www-invs-sante-fr-11. 2004« Infections ou colonisations à Acinetobacter baumannii multi-résistant aux antibiotiques, France », Institut de veille sanitaire, 2004 (consulté le 29 mai 2013)
cite-note-j-yeom-22. ↑ (en) j-shin-jh-yang-jy-kim-j-hwang-gs2013yeom-j-shin-jh-yang-jy-kim-j-hwang-gs2013Yeom J, Shin JH, Yang JY, Kim J, Hwang GS, « (1)H NMR-based metabolite profiling of planktonic and biofilm cells in Acinetobacter baumannii 1656-2 », PloS one, vol. 8, no 3, 2013, e57730 (PMID 23483923, lire en ligne, consulté le 29 mai 2013)
cite-note-33. ↑ 2001« Enquête de prévalence nationale 2001 », Institut de veille sanitaire, 2001 (consulté le 29 mai 2013)
cite-note-poirel-44. ↑ (en) l-menuteau-o-agoli-n-cattoen-c-nordmann-p2003poirel-l-menuteau-o-agoli-n-cattoen-c-nordmann-p2003Poirel L, Menuteau O, Agoli N, Cattoen C, Nordmann P, « Outbreak of extended-spectrum beta-lactamase VEB-1-producing isolates of Acinetobacter baumannii in a French hospital », Journal of clinical microbiology, vol. 41, no 8, 2003, p. 3542-3547 (PMID 12904353, lire en ligne, consulté le 29 mai 2013)
cite-note-65. ↑ hishinuma-a-yoshida-a-suzuki-h-okuzumi-k-ishida-t2013(en) Hishinuma A, Yoshida A, Suzuki H, Okuzumi K, Ishida T, « Complete sequencing of an IncFII NDM-1 plasmid in Klebsiella pneumoniae shows structural features shared with other multidrug resistance plasmids », The Journal of antimicrobial chemotherapy, Oxford Journal, 16 mai 2013, p. 1-3 (ISSN 0305-7453 et 1460-2091, PMID 23681270, DOI 10.1093/jac/dkt190, lire en ligne)
cite-note-bonnin-76. ↑ (en) ra-cuzon-g-poirel-l-nordmann-p2013bonnin-ra-cuzon-g-poirel-l-nordmann-p2013Bonnin RA, Cuzon G, Poirel L, Nordmann P, « Multidrug-Resistant Acinetobacter baumannii Clone, France », Emerging infectious diseases, vol. 19, no 5, 2013, p. 822-823 (PMID 23697750, lire en ligne, consulté le 29 mai 2013)
cite-note-87. ↑ Hornu : une bactérie résistante fait 2 morts | RTBF.be, consulté le 6 février 2020.
Références biologiques
• catalogueoflife(en) Catalogue of Life : Acinetobacter baumannii Bouvet & Grimont, 1986 (consulté le 21 décembre 2020)
• ncbi(en) NCBI : Acinetobacter baumannii (taxons inclus) (consulté le 20 juin 2013)
Voir aussi
Articles connexes
Liens externes
• nosobase2008NosoBase, « Acinetobacter baumannii », CHU Lyon, mars 2008 (consulté le 29 mai 2013)
• jans-y-glupczynski-c-suetens-e-van-cleemput2004b-jans-y-glupczynski-c-suetens-e-van-cleemput2004B. Jans, Y. Glupczynski, C. Suetens, E. Van Cleemput, « Enquête épidémiologique relative à Acinetobacter baumannii producteur de BLSE (Type VEB-1) en Belgique », Institut Scientifique de la Santé Publique, 2004 (consulté le 29 mai 2013)
• Portail de la microbiologie
• Portail de la médecine